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Indicateurs de performance

Indicateurs de performance

De l'usage edifiant des bons indicateurs

Date de publication : 05-12-2001 10:21:19
www.productique.orgArchivesLettrePI20-1.htm

De l'usage édifiant des bons indicateurs Ou les effets pervers de quelques- bonnes intentions: florilège "Comment faire baisser la température du malade ? Facile, il suffit de casser le thermomètre!" Cette confusion de la cause et de son effet, plus quelques sophismes et autres enchaînements logiques aux résultats inattendus ne sont pas l'apanage de l'humoriste ou du naïf. Même dans les entreprises les plus sérieuses des décisions prises par des personnes intelligentes peuvent prêter à sourire... Florilège : La sous-traitance est souvent une réponse adéquate à nombre de situations ... Mais que penser de l'entreprise qui fait sous-traiter des heures sous prétexte que le taux horaire du sous-traitant est plus faible que le taux horaire interne?... alors que les moyens de production internes sont en sous-emploi ... Et comment ne pas s'émerveiller du choix de produire plus, même si c'est pour augmenter le stock, dans le très louable souci de faire baisser les coûts de revient ... "Pour rendre l'air pur aux citadins... construisons les villes à la campagne." préconisait Alphonse Allais. Encore une bonne idée dont on peut s'inspirer pour faire baisser le prix de revient du produit fabriqué par une machine : il suffit de la déplacer d'un atelier ayant un taux horaire de 400 F/heure vers un atelier ayant un taux horaire de 200 F/heure. Ce qui fut fait dans une entreprise que nous ne citerons pas ! Les résultats obtenus par les méthodes suscitées ne vous ont pas convaincus ? Alors optons pour les grands moyens ! Tous les bons progiciels de GPAO permettent l'imputation des consommations de composants (valorisés à coût standard ou à coût actualisé) aux ordres de fabrication (O.F.) qui les ont engendrés. Poussant la logique jusqu'au bout, encouragés en cela par l'outil informatique, des gestionnaires constatant des surplus de consommation générés par des rebuts de composants détectés au moment de leur utilisation, imputaient tranquillement le coût de ces rebuts aux O.F. qui avaient eu la malchance de vouloir les utiliser, grevant ainsi le coût de ces malheureux produits... Si cet exemple rapporté par un de nos correspondants relève d'une approche gestionnaire quelque peu pervertie, franchement inquiétante serait la démarche consistant à augmenter le prix de vente pour avoir une bonne marge, voir alors baisser le volume des ventes en raison d'une moindre compétitivité... recalculer en conséquence, à la hausse, les taux horaires pour tenir compte de la baisse d'activité... remettre à jour le prix de revient... réactualiser le prix de vente... voir baisser la compétitivité, etc... Souhaitons pour la survie de cette entreprise qu'elle ait su à temps sortir du cercle vicieux de ce raisonnement imperturbable, baptisé par notre correspondant: "la roue de l'infortune"... Devions-nous intégrer à ce bétisier les efforts faits chez tel fabricant pour gagner quelques minutes sur une opération d'assemblage en mobilisant compétences, moyens techniques et financiers sans avoir songé dans le même temps à réduire la longueur du cycle (de plusieurs jours, voire semaines), gros consommateur de fonds de roulement... Business Communication rapporte dans une étude sur la maîtrise des coûts comment "People Express" compagnie aérienne américaine a, dès 1981, élaboré et appliqué de façon drastique un plan de réduction de ses coûts de revient dans le but de diminuer ses prix de vente et ainsi conquérir des parts de marché. Or... Pendant ce temps ses principaux concurrents mettaient au point des systèmes de réservation informatisée et équipaient de terminaux plus de 100 000 agences de voyage aux USA, facilitant ainsi la tâche de ces intermédiaires prescripteurs. People Express a été racheté par Texas Air en 1987... Premier héros des temps modernes, Charlot expérimentait dans un même élan les gaietés du travail à la chaîne et les bienfaits de la robotisation. Alors qu'aurait-il choisi considérant que dans une chaîne d'assemblage on peut utiliser soit un manipulateur dont la cadence est de 2000 et le coût 80 soit un robot de cadence 1000 et coût 100? "Le manipulateur, parce qu'il est moins cher" répondrait le financier, 'le robot si l'outil doit être flexible et adaptable pourrions-nous rétorquer.






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