Lambassade de France aux Etats-Unis nous présente un regard sur la tendance proche en matière dinnovation aux Etats-Unis. Le premier des constats, tout comme nous économies de vielle Europe, est que les Etats-Unis se trouvent confrontés aux différents facteurs de la mondialisation. Lhyper concurrence sous la pression des pays émergents provoque une perte globale de compétitivité : les Etats-Unis recule de manière significative dans la hiérarchie des nations innovantes.
Cette perte de vitesse reflète dans les faits labsence historique de stratégie et politique fédérale dinnovation. Les actions locales et régionales venant alimenter ce facteur dinertie. La baisse dattractivité du territoire est également notée via un reflux massif des talents étrangers.
Cependant, les EU restent un terre dinnovation avec des atouts importants : des formations pointues, une recherche orientée innovation et business, le tout dans une philosophie entrepreneuriale hors du commun où, par exemple, léchec est qualifié comme une expérience bonifiante ! Une économie en constante évolution attachée au « keep moving » !
Dans un contexte budgétaire tendu, la tendance sera à une initiative fédérale au moindre coût :
- vers plus de moyens alloués à la recherche et léducation et ce pour répondre au long terme ;
- vers une législation plus favorable aux brevets, vecteurs dinnovation ;
- vers une refonte des institutions pour réduire les intermédiaires et accélérer les temps dexamen ;
- vers des visas ciblés pour attirer sur le territoire les meilleurs talents étrangers.
Vouloir gouverner linnovation de manière centrale ne serait-ce pas finalement une erreur ? En effet, linnovation dans les initiatives locales et régionales permet de libérer la pleine expression des talents créatifs. Le processus global de fonctionnement sassimile à celui dun organe vivant constitué de cellules autonomes en perpétuelle évolution !
En rapprochement à linnovation en France, la jeunesse de nos stratégies engagées nous confère un retard conséquent sur les Etats-Unis aussi bien en terme de propriété intellectuelle que de culture entrepreneuriale. Il nempêche que sous limpulsion des pouvoirs publics et des lois incitatives, la France accuse un écart moins flagrant. Cette nouvelle dynamique ne pourra être entretenue dans ses lendemains que par un meilleure reconnaissance des métiers du transfert technologique et une collaboration intensifiée entre organismes et universités : seulement 25% des brevets sont co-détenus !
Pour accéder au rapport : http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_032.htm
Fabrice Ryon
Ardi Performance
fabrice.ryon@ardi-rhonealpes.fr
04 77 91 11 31