Est efficace ce qui atteint le but. 'Il faut réduire les coûts !" Ce but, tant de fois répété, peut conduire à négliger la qualité, à perdre des parts de marché, et même à fermer l'entreprise ...
Un objectif partiel ne doit jamais faire perdre de vue l'objectif global de l'entreprise - c'est-à-dire sa finalité - sous peine de prendre de bonne foi des décisions dont les résultats se traduiront par des contre-performances.
La finalité de l'entreprise est souvent présentée comme étant sa rentabilité. A l'examen, cette affirmation ne tient pas.
La rentabilité est certes vitale pour l'entreprise, tout comme respirer l'est pour une personne ... Mais il ne faut pas confondre impératif avec finalité.
La finalité assignée à l'entreprise est de satisfaire des clients avec les produits de ses activités. Sans clients ou sans produits, à quoi servirait donc une entreprise ? Ainsi la finalité assignée à l'entreprise Michelin est de produire des pneus. Il ne semble pas pour autant que l'impératif de rentabilité soit oublié par ses dirigeants.
Si les buts globaux de l'entreprise - finalité et impératif économique - sont clairement explicités par la Direction, il devient possible de bâtir un système cohérent d'indicateurs de performances découlant de ces buts globaux : "valeur perçue" des produits, "facteurs de valeur", volume des ventes, productivité globale, productivités partielles, coûts,
On doit d'abord mobiliser les membres d'une entreprise sur ce qui concourt à avoir des produits qualitativement attractifs : qualité, délai, service, originalité, innovations, image, etc., c'est-à-dire sur les "facteurs de valeur". On doit, bien sûr, les mobiliser simultanément sur les impératifs économiques associés, et notamment sur la maîtrise des coûts.
C'est en replaçant les objectifs économiques dans leur contexte qu'on évite les effets pervers de la réduction des coûts et qu'on combine efficacement toutes les ressources de l'Entreprise.
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